Luminotherapie

LES BIENFAITS DE LA LUMINOTHERAPIE

Le Dr Norman Rosenthal, psychiatre américain, a mis en évidence, dans les années 80,  le manque de lumière et certains dysfonctionnements physiologiques qui surviennent avec la période hivernale. Lorsque les jours raccourcissent et que le soleil se fait plus rare, très subrepticement, ce manque de lumière peut être la cause d’insomnie, d’irritation ou de tristesse et ceux qui en sont victimes sont souvent désavantagés dans leurs relations professionnelles et sociales.

Puisque ces troubles surviennent durant les mois les moins ensoleillés, le Dr Rosenthal a posé l’hypothèse qu’une exposition à une lumière vive artificielle pourrait conduire à la rémission des symptômes. En 2005 cette méthode acquiert une légitimité officielle pour le traitement de la dépression saisonnière et le manque de sommeil.

Clairement, l’insuffisance de lumière naturelle affecte notre « horloge biologique interne » et peut se traduire par un dérèglement de notre cycle journalier de 24 heures et entraîner par la suite une dégradation de notre bien être.

Le trouble principal causé par ce manque de lumière est la sécrétion de mélatonine : Cette hormone somnifère est à l'origine des troubles dépressifs saisonniers. Celle-ci va encourager la somnolence, la fatigue et par la suite provoquer des troubles de l’humeur et du sommeil.

En pénétrant dans l’organisme par les yeux, la lumière joue un rôle capital dans la régulation de nos rythmes circadiens. Ceux-ci sont gérés en direct par notre horloge biologique interne et sont appelés endogènes. Néanmoins plusieurs d’entre eux peuvent ne pas durer exactement 24 heures. Ils se synchronisent alors avec les signes environnementaux externes comme la lumière du jour et ce, de façon à maintenir le bon rythme. Nous voyons là que la lumière participe donc à la régulation constante de notre horloge interne. C’est du bon sens !

Celle-ci pointe également d’autres rythmes biologiques plus ou moins longs comme le déclenchement des menstruations chez les femmes, par exemple. Lorsque ces rythmes, qui sont soumis à notre horloge interne ne sont plus correctement synchronisés avec le jour et la nuit, nous pouvons alors ressentir des symptômes dérangeants. La règle le plus flagrante est celle du décalage horaire qui nous fait somnoler durant le jour parce que nos rythmes endogènes sont persuadés que c’est la nuit. En fonction des signaux envoyés par l’horloge interne, l’organisme peut alors sécréter la mélatonine dite «l’hormone du sommeil» le jour plutôt que le soir.

Selon les cas, nous pourrons « remettre l’horloge à l’heure » en s’exposant à la lumière, à un moment précis de la journée, et ainsi faire « avancer ou reculer » son horloge interne.

Lorsque la lumière pénètre dans l’œil, elle est transformée en signaux électriques qui, envoyés au cerveau, agissent sur des neurotransmetteurs. La sérotonine dite « l’hormone du bonheur », unifie l’humeur et gouverne la production de la mélatonine, responsable des cycles éveil-sommeil. Des recherches scientifiques indiquent que le métabolisme de la mélatonine est déréglé chez les personnes qui souffrent de dépression saisonnière. En effet, on a observé chez celles-ci un taux anormalement élevé de mélatonine durant le jour. Certains symptômes liés à ce manque de lumière peuvent s’améliorer si cette horloge, située dans l’hypothalamus, peut se synchroniser au moyen d’un apport de lumière supplémentaire.

Cette technique dite luminothérapie est donc employée depuis peu pour contrer et prévenir les problèmes dus au manque de soleil pendant l’hiver ou pour ceux qui travaillent toute l’année sans voir la lumière du jour. (Centre commercial, entrepôts, bureau ou commerce mal éclairés …).

Cette solution alternative est douce et très simple : il suffit de s’exposer pendant un moment varié selon le besoin, face à une lampe de luminothérapie.

Aujourd’hui, de nombreux médecins la préconisent pour lutter efficacement contre la dépression saisonnière ou plus communément appelée le "blues hivernal". D’après les études, cette affliction touche une personne sur cinq et, grâce aux expériences faites jusqu’ici, il est clairement estimé que la luminothérapie est une solution douce et indispensable pour retrouver la joie et la bonne humeur.

L’unité d’éclairement utilisée en luminothérapie est nommée le lux. Il est établi de consommer 10 000 lux 20 à 30 minutes par jour le matin de préférence pour diminuer tous les maux dus au manque de lumière naturelle. Afin de prévenir plutôt que guérir il est conseillé des séances pré-automnales afin d’empêcher les symptômes hivernaux d’apparaître.

Voici les autres avantages de l’utilisation d’un appareil de luminothérapie :

MALADIE DE PEAU : Elle est fortement appréciée pour soulager certaines affections cutanées comme l’acné, le psoriasis, l’eczéma, les érythèmes avec rougeur en éliminant les bactéries responsables souvent de ces problèmes.

LES TROUBLES DU SOMMEIL : La luminothérapie va modifier le rythme biologique interne par une action juste et ciblée sur la production de la mélatonine dite hormone du sommeil. Elle est essentielle pour assurer un bon réveil. On peut observer également que la juste secretion de mélatonine participe au bien-être général et renforce les défenses immunitaires. Le corps ne subira aucun effet secondaire ni dépendance à contrario des somnifères. Une manière naturelle de retrouver le sommeil

LA DÉSYNCHRONISATION ORGANIQUE : Parmi les maladies dites de désynchronisation organique compte par exemple les maladies d'Alzheimer, de Parkinson et la sclérose en plaques. Celles-ci étant de plus en plus nombreuses, elles sont devenues un véritable enjeu de santé publique. Les personnes atteintes de ces maladies s’isolent considérablement et un besoin de lumière intense est alors indispensable. La luminothérapie qui est installée dans les centres spécialisés, les hôpitaux ou maisons de retraite va régler en particulier les troubles du sommeil ainsi que les troubles circadiens joints à ces maladies. Il n’est pas question là de guérir la maladie mais de la rendre plus supportable.

LA DEPRESSION CHRONIQUE : La dépression chronique est une maladie courante en France, d’où la surconsommation trop  d’antidépresseurs. Celle-ci a pour cause le dérèglement de certaines substances chimiques dites neurotransmetteurs du cerveau. Ses symptômes sont l'agitation, une agressivité prépondérante, l'angoisse, l'hyperactivité, l'irritabilité, la panique face à des événements anodins et bien sur les problèmes de sommeil. L’utilisation d’un appareil de luminothérapie fera office d’antidépresseur naturel. Il réactive nettement la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine qui sont des substances nécessaires à un bon équilibre. Certains centres médicaux utilisent la luminothérapie pour des personnes atteintes de troubles psychiques.

LA FATIGUE CHRONIQUE : Celle-ci est très répandue est reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé et porte maintenant, le nom de Syndrome de Fatigue Chronique (SFC) depuis la fin des années 1980. Elle est le symptôme commun de plusieurs autres maladies mais le stress semble son déclencheur principal, particulièrement chez les femmes. Outre la relaxation et le sport, la luminothérapie semble offrir un véritable bénéfice en atténuant les symptômes, par une sensation de bien-être, de motivation et de vitalité.

TROUBLES LIES A L'UTILISATION PROLONGEE D'ORDINATEURS : La sollicitation en continu du focus de l'œil, de ses mouvements fréquents et des exigences de l'alignement, déclenche une fatigue visuelle inévitable. Une utilisation modérée (3 heures par jour) de l'ordinateur, à éclairage insuffisant, est assez pour provoquer l'irritation et la sécheresse des yeux, des douleurs au niveau des vertèbres cervicales et dorsales, des maux de tête, une sensibilité à la lumière, une vision brouillée momentanément, etc. Une fois encore, on peut réduire les symptômes du SVI grâce à un appareil de luminothérapie, permettant une distribution appropriée, indirecte et saine de la lumière, c'est-à-dire sans reflet sur l'environnement du bureau et sur le moniteur.

TROUBLES ALIMENTAIRES : Le but étant là de réduire les crises de boulimie associées à l’influence des saisons. Des essais cliniques ont été faits avec des personnes souffrant de boulimie associée à la saison avec une augmentation des crises pendant l’hiver. Celles-ci ont été publiées. Les résultats indiquent clairement qu’un traitement de luminothérapie à 10 000 lux pouvait diminuer la fréquence des crises comparativement à un traitement placebo.

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